Mercredi 23 juillet 2008
La gestion commerciale ou gescom
Devis, Bons de commandes, Bons de livraison, Factures
La gestion d’une entreprise implique toute une chaîne de documents :
Le devis :
Avant toute commande, la majorité des clients demande un devis. Document qu’il faut fournir rapidement.
Le devis est un document permettant de se mettre d’accord sur le prix d’une vente ou d’une prestation de service.
Le devis doit contenir les informations obligatoires de la société, le nom du client et ses coordonnées. Il doit y être indiqué les références, la désignation de l’article, la quantité, le prix proposé aux clients.
Une fois signé par le professionnel et le consommateur, le devis à la même valeur qu’un contrat.
L’établissement d’un devis est obligatoire pour certains professionnels dés lors que le montant est supérieur à 150 € :
- Installation , raccordement, réparation et entretien portant sur des équipements électriques, électroménagers et électroniques.
- Prestations de services d’installation electrique, de dépannage, de maçonnerie, fumisterie et génie climatiques (à l’exception des opérations effectuées sous contrats relatifs à l’exploitation de chauffage-climatisation), plomberie, de ramonage, d’isolation, de couverture, de menuiserie, de serrurerie, d’installation sanitaire, de plâtrerie, d’étanchéité, de peinture, de miroiterie, de vitrerie, de revêtement de murs, de revêtement de sols.
- remplacement, adjonction de pièce, d’éléments ou d’appareils liés aux prestations mentionnées ci-dessus.
Le bon de commande :
A la prise de commande, si vous devez remettre au client un bon de commande comme justificatif de la validation de sa commande, vous devez indiquer les mêmes informations que sur le devis. Pour gagner du temps, il vaut mieux ne rien à avoir à ressaisir.
Avec un logiciel de gestion commerciale, le bon de commande sera établie en 1 clic :
- transformation du devis en bon de commande.
Le bon de Livraison (BL) :
A la livraison, il faut établir un bon de livraison.
Ce document permet de justifier la livraison des produits au client.
Il est peut-être nécessaire de consulter le stock grâce à la gestion des stocks intégrés au logiciel de gestion commerciale ou proposé en option.
Avec un logiciel de gestion commerciale, le bon de livraison sera établie en 1 clic :
- transformation du devis en bon de livraison.
- transformation du bon de commande en bon de livraison.
La génération du bon de livraison mettra à jour le stock du ou des articles sortis.
La facture :
Une facture est obligatoire entre les professionnels. En revanche, pour les ventes aux particuliers, la facture est obligatoire pour toute transaction supérieure à 15.24 € ttc.
Quelles sont les mentions obligatoires devant figurer sur la facture ?
La date de la facture, le numéro de la facture, les coordonnées de l’entreprise vendeur (son numéro de Siret, le numéro de tva intracommunautaire, son statut juridique, sa raison sociale, son adresse) les coordonnées complètes de l’entreprise cliente, dénomination précise du produit ou de la prestation de service et la quantité,
Si la société vendeur est assujetti à la tva, la facture devra comporter le total de la tva collectée et la mention du taux de tva. Dans le cas contraire il faut indiquer la mention “TVA non applicable, article 293 B du Code général des impôts »
Avec un logiciel de gestion commerciale, la facture sera établie en 1 clic :
- transformation du devis en facture.
- transformation du bon de commande en facture.
- transformation du bon de livraison en facture.
Combien de temps doit-on garder les factures ?
Les factures doivent être conservés 10 ans.
Les logiciels de gestion commerciale sont conçus pour gagner du temps et développer l’activité. Le choix du logiciel de gestion commerciale se fait en fonction de ce que l’on veut gérer (ex: gestion des stocks, gestion des fabrications, gestion des contremarques…).
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Mercredi 4 juin 2008
Choisir son logiciel de comptabilité : Quels sont les critères ?
Le choix d’un logiciel de comptabilité dépend de plusieurs facteurs.
Plusieurs critères doivent être étudiés :
Qu’a t-on besoin de faire ?
Veut-on gérer une comptabilité analytique afin de connaître précisément les charges et produits de chaque centre d’activité ? Exemple : Une facture regroupe des frais du service administration, des frais du service commercial et des frais du service production. Avec la comptabilité analytique, il sera possible de ventiler un pourcentage au service administration, un pourcentage au service commercial et un pourcentage au service production. En faisant de même avec les autres factures (téléphone, edf, frais, loyer, subvention, salaires…), on connaîtra en détail les charges de chaque services.
Veut-on gérer une comptabilité budgétaire afin de calculer les écarts entre les charges et produits budgétés et les charges et produits réels (saisis en comptabilité).
Veux-t-on effectuer le compte de résultat, le bilan et les annexes ?
Conclusion :
Le logiciel de comptabilité doit répondre aux attentes de l’entreprise.
L’acquisition doit entraîner un gain de temps, et générer un rapide retour sur investissement.
Le choix du logiciel de comptabilité doit aussi s’effectuer de préférence en cohérence avec l’équipement du cabinet d’expertise comptable. Car l’expert comptable doit être en mesure de récupérer aisément et rapidement toutes les données saisies dans le logiciel de comptabilité afin de gagner du temps dans l’élaboration du bilan.
Au-delà d’une utilisation purement fonctionnelle, le logiciel de comptabilité sera un outil de décision et de pilotage de l’entreprise.
Il sera désormais un moyen d’analyse indispensable permettant de prendre les bonnes décisions au bon moment.
Ces grandes marques de référence proposent une offre complète et différenciée : du logiciel comptable d’entrée de gamme, au progiciel dont les fonctionnalités étendues intègrent la comptabilité analytique, budgétaire et les fonctions développées de pilotage de l’activité (Sage Edition Pilotée).
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Dimanche 1 juin 2008
Choisir son expert-comptable : Un choix souvent difficile pour le nouveau chef d’entreprise
Plusieurs questions sont à poser :
Combien cela va-t-il coûter annuellement ?, Quels services propose-t-il ?, Comment faire le bon choix ?
1 - Le coût annuel de l’expert-comptable :
Le budget de l’expert-comptable est souvent important aux yeux du nouveau dirigeant. Cependant le fait de recourir aux services d’un membre de l’Ordre des experts-comptables permettra au chef d’entreprise de se concentrer sur son début d’activité et de ne pas perdre son temps précieux à effectuer des démarches administratives souvent contraignantes.
2 - Quels sont les services proposés par l’expert-comptable ?
Les services proposés par l’expert-comptable sont nombreux. Sa formation pluridisciplinaire lui permet de proposer des missions dans les domaines suivants :
· Comptabilité
· Fiscalité
· Social (paies, déclarations…)
· Evaluation
· Audit
· Autres (gestion de patrimoine, externalisation de la comptabilité…)
3 - Le choix de l’expert-comptable :
Se sentir bien (sentiment de confiance) lors du premier rendez-vous avec l’expert-comptable est une chose essentielle. Il sera votre futur partenaire privilégié dans le déroulement de votre vie de nouveau chef d’entreprise.
Les tarifs varient en fonction des professionnels. L’expert-comptable vous établira une lettre de mission incluant toutes les tâches à réaliser par le cabinet et celles qui devront être réalisées par l’entreprise. Attention aux tarifs intéressants (certaines personnes se font passer pour des experts-comptables alors qu’ils n’ont pas le diplôme et donc ne sont pas inscrits à l’Ordre des experts-comptables et par conséquent ne bénéficient pas de l’assurance responsabilité professionnelle).
· Ensuite les critères suivants peuvent être déterminants pour le choix de son expert-comptable.
- Lieu d’implantation
- Taille du cabinet
- Age de l’expert-comptable
- Mobilité de l’expert-comptable
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Mardi 27 mai 2008
Formation en Comptabilité : Que faut-il connaître ?
Pour occuper un poste de comptable généraliste ou tenir la comptabilité d’une entreprise, il faut avant tout connaître les bases de la comptabilité :
On peut apprendre les bases de la comptabilité dans cet ordre :
- Etude du plan comptable :
Tout commence par le plan comptable : Connaitre l’intérêt des numéros des comptes permet de comprendre comment les utiliser.
Le plan comptable, c’est l’outil principal du comptable.
Il faut donc comprendre le sens de numéros de comptes et savoir comment les utiliser afin de tenir la comptabilité d’une entreprise.
- Les comptes en T :
Avant les logiciels, la comptabilité se faisait à la main.
Nous utilisions donc les comptes en T, il faut donc savoir les utiliser pour comprendre comment marche la base du logiciel de comptabilité.
Dans le T, il faut noter :
en haut, le numéro de compte
en bas à gauche, les mouvements au débit
en bas à droite, les mouvements au crédit
- La partie double : Il faut en comprendre le principe - débit/crédit
- L’enregistrement des opérations comptables courantes :
Comment saisir les factures d’achats
Comment saisir les factures de ventes
Comment saisir les règlements des clients
Comment saisir les paiements fournisseurs
Comment saisir les opérations de paies
Comment saisir les déclarations de tva
Comment saisir les autres écritures
- Les travaux comptables :
Trouver un équilibrage entre les opérations bancaires dans le logiciel de comptabilité et le relevé bancaire.
Vérifier les comptes de tiers (comptes clients et comptes fournisseurs) par le lettrage. Comprendre l’utilité du lettrage.
- L’aspect administratif de la compta :
Contrôle des pièces justificatives
Classement des pièces
- Le côté fiscal :
Etablissement de la déclaration de tva (CA3 ou CA12)
Bénéficiez d’une formation en comptabilité dispensée par des professionnels de l’expertise comptable.
Ainsi, il vous sera communiqué les meilleures méthodes afin de gagner du temps et de mieux gérer la comptabilité de votre entreprise.
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Dimanche 13 avril 2008
Comment comptabiliser le remboursement de la formation par votre organisme collecteur ?
Si vous avez été facturé par le centre de formation dans le cadre du DIF,…:
Vous devrez saisir le remboursement dans le compte “transfert de charges” (compte 791).
Attention le compte produit doit être enregistré dans le même exercice comptable que l’enregistrement de la facture du centre de formation.
Exemple : Pour un exercice comptable N, le centre de formation facture en novembre N. On enregistre donc la prestation de service en novembre N. Si l’organisme collecteur vous rembourse en Janvier N+1, vous devrez enregistrer en année N le remboursement à venir. On doit donc trouver dans le compte de résultat de l’exercice comptable, le compte de charge pour la facture du centre de formation et le compte de produit pour le remboursement de la formation.
Formation effectuée dans le cadre du CIF (Congé Individuel de Formation) :
Dans le cadre d’un remboursement fait au profit de l’entreprise par la CIF au titre d’une formation, quelle est la procédure comptable de ce produit.
=> diminution des frais de formation ?
=> Subvention ?
=> Autre ?
Dès reception de l’accord de l’organisme collecteur, vous devez saisir :
Débit : 443 (opérations particulières avec l’Etat) Crédit : 641(Charges de personnel)
Dès reception du règlement :
Débit : 512 (Banque) Crédit : 443 (opérations particulières avec l’Etat)
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Samedi 12 avril 2008
Comptabilité : comment tenir une comptabilité sur un logiciel ?
La comptabilité d’entreprise se fait de manière ordonnée :
- On saisi les factures d’achat dans le journal d’achat
- On saisi les factures de vente dans le journal de ventes
- On saisi les Opérations Diverses, les déclarations de TVA,…
- On saisi les relevés bancaires et talons de chèques dans le journal de banque
- On saisi les entrées et sorties en espèces dans le journal de caisse, s’il l’on en tient une.
- On lettre les comptes de tiers par le lettrage manuel ou automatique
- On édite la balance pour le soldes des comptes, ou le grand-livre pour le détail des comptes
- On corrige les numéros de comptes, on réclame les factures manquantes,…
- On établi le rapprochement bancaire par le journal de banque ou le compte
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Samedi 12 avril 2008
Réduction d’impôt pour souscription au capital d’une société : une réduction d’impôt égale à 25 % du montant des versements effectués jusqu’au 31 décembre 2010.
Réduction d’impôt pour souscription au capital : Qui est concerné ?
Les bénéficiaires suivants :
- les personnes physiques, souscrivant au capital d’une société non cotée,
- les personnes domiciliés fiscalement en France,
- les personnes qui conservent durant cinq ans les titres reçus en échange de leur versement.
Les sociétés suivantes :
- société soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) dans les conditions de droit commun,
- société qui exerce une activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale, agricole ou financière, à l’exception de la gestion de son patrimoine mobilier ou immobilier,
- société qui n’a pas de titres admis aux négociations sur un marché réglementé français ou étranger,
- société dont le siège social est immatriculé en union européenne ou dans un autre état qui fait partie de l’accord économique europée,
- société qui emploie moins de 250 salariés et qui a un chiffre d’affaires annuel inférieur à 50 000 000 € ou un total de bilan inférieur à 43 000 000 €,
- société dont les parts sont détenus pour 75 % par des personnes physiques,
Réduction d’impôt pour souscription au capital : Comment en bénéficier ?
La société doit délivrer à l’associé une attestation individuelle qu’il devra joindre à sa déclaration de revenus et qui mentionne : l’objet pour lequel il est établi (en application de l’art. 199 terdecies - 0 A du CGI), la raison, l’objet et le siège de la société, l’identité et l’adresse du souscripteur, le nombre de titres souscrits, le montant et la date de souscription, et la mention que la société remplie bien les conditions.
Réduction d’impôt pour souscription au capital : Etalée sur combien d’années ?
Les versements qui excèdent le plafond annuel, peuvent bénéficier de la réduction d’impôt de 25 % sur les quatre années suivantes. La réduction d’impôt sera calculé dans la limite du plafond annuel des versements. Ainsi, la réduction totale pourra atteindre les plafonds de 25 000 € ou 50 000 € étalés sur 5 ans.
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Samedi 12 avril 2008
Cap Entreprise : Qu’est-ce que c’est ?
Cap Entreprise est un programme d’accompagement proposé par le conseil régional de votre région, qui associe le diagnostic, la formation, le conseil et le suivi.
Cap Entreprise permet donc aux porteurs de projet, aux créateurs d’entreprises et aux repreneurs d’obtenir de suite ou dans les quatre ans une prise en charge de leur formation et du conseil.
Les dirigeants d’entreprises pourront donc se voir prendre en charge six jours de formation et trois jours de conseil maximum.
Le montant pris en charge dépend de votre région.
Par exemple, Cap Entreprise permet une prise en charge par la région d’Ile de France de 175 € par jour pour un maximum de 6 jours. Les journées de conseil sont financées par la région Ile de France à hauteur de 650 € par jour pour un maximum de 3 jours.
Cap Entreprise : Qui est concerné ?
Cap Entreprise, cela vous concerne si :
- Vous êtes porteur d’un projet réaliste et avancé de création ou de reprise d’entreprise.
- Vous êtes dirigeant d’une entreprise créée ou reprise depuis moins de quatre ans, confronté à un problème crucial de développement.
- Votre entreprise ou projet d’entreprise est une structure à vocation marchande relevant du secteur concurrentiel ou de l’économie sociale et solidaire (association, coopérative, mutuelle, fondation,…).
- Tous les secteurs d’activité sont éligibles au dispositif, mais si votre activité relève du commerce de détail ou de bouche, de l’hôtellerie, de la restauration et, dans certains cas, de l’artisanat, vous devez employer au moins un salarié en équivalent temps plein.
Cap Entreprise : Quelles formations prises en charge ?
Les formations effectuées par un centre de formation labellisé par le conseil régional et organismes et par les cabinets de consultants librement choisis par le candidat prioritairement dans votre région (par exemple : en Île-de-France).
Cap Entreprise en Ile de France : mode d’emploi
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Lundi 24 mars 2008
Les conséquences du changement de statut fiscal de l’entreprise.
Certains évènements dans la vie de l’entreprise peuvent entraîner une modification de votre régime fiscal (IS ou IR) : une option pour un régime fiscal différent ou le changement de statut juridique. Tel est le cas par exemple lorsqu’une EURL soumise à l’IR opte pour l’IS (changement de régime fiscal) ou lorsqu’une SNC se transforme en SARL (changement de statut juridique).
Il faut savoir que le changement de régime fiscal est assimilé à une cessation d’activité et entraîne l’exigibilité immédiate de l’impôt sur les bénéfices et plus-values éventuelles, avec des atténuations si certaines conditions sont remplies. Des droits d’enregistrement peuvent également vous être réclamés. Il est vivement conseillé de vous faire assister d’un ou de plusieurs professionnels (avocat, notaire, expert-comptable), notamment dans le cadre d’un changement de statut juridique.
Impôts directs Seuls les résultats d’exploitation de l’exercice en cours deviennent immédiatement imposables, à l’exclusion des bénéfices en sursis d’imposition et des plus-values latentes, si les conditions suivantes sont remplies :
* Aucune modification n’est apportée aux valeurs comptables des éléments d’actif à l’occasion de la transformation, et
* L’imposition des bénéfices en sursis d’imposition et des plus-values latentes acquises à la date de l’opération reste possible dans le cadre du nouveau régime fiscal dont relève l’entreprise.
Le “boni de liquidation”, soit les sommes distribuées aux associés qui excèdent le montant de leurs apports, est imposé entre les mains des associés (à l’exception de leur part des bénéfices en sursis d’imposition et des plus-values latentes si les conditions énumérées ci-dessus sont respectées).
Les droits d’enregistrement.
Passage de l’impôt sur les sociétés à l’impôt sur le revenu (par exemple dû à la transformation d’une SARL soumise à l’IS en SNC soumise à l’IR) : un droit fixe de 125 € est exigible.
Passage de l’impôt sur le revenu à l’impôt sur les sociétés (par exemple dû à la transformation d’une SNC soumise à l’IR en SARL soumise à l’IS) : un droit spécial de mutation de 2.20 % majoré de la taxe additionnelle à 1,20 % est exigible sur certains apports en nature qui ont été faits avant le changement de régime fiscal lorsque les apports ont pour objet un fonds de commerce, une clientèle, un droit de bail… ils sont taxables selon le tarif prévu à l’article 719 du CGI. Sous certaines conditions, ce droit spécial peut être remplacé par un droit fixe de 375 € lorsque la société a un capital inférieur à 225.000 € et 500 € lorsque la société a un capital supérieur ou égal à 225 000 €.
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Lundi 24 mars 2008
Séparation patrimoine personnel et patrimoine de l’entreprise ?
Entreprise individuelle.
Il n’y a pas de séparation. Vous êtes, en effet, responsable sur l’ensemble de vos biens, qu’ils soient professionnels ou personnels. La loi Madelin du 11 février 1994 atténue toutefois ce principe en instituant dans les droits et biens pouvant être appelés en garantie une priorité sur les biens nécessaires à l’exploitation de l’entreprise (1).
Société en nom collectif (SNC).
Il n’y a pas de séparation. La société en nom collectif possède en tant que société ses biens propres. Cependant les associés, qui sont tous des commerçants, répondent indéfiniment et solidairement des dettes sociales.
Société civile professionnelle (SCP).
Il n’ a pas de séparation entre patrimoine personnel et patrimoine de l’entreprise. La société civile professionnelle possède en tant que société ses biens propres. Cependant les associés, qui sont tous des commerçants, répondent indéfiniment et solidairement des dettes sociales (et demeurent responsables de leurs actes professionnels sur l’ensemble de leur patrimoine).
A savoir.
L’importance du régime matrimonial en cas de choix pour l’entreprise individuelle, la société en nom collectif ou la société civile professionnelle : si vous êtes marié sous un régime de communauté de biens, votre conjoint, même s’il ne participe pas à l’activité de l’entreprise, est soumis à la même responsabilité illimitée sur les biens de la communauté. Les biens propres de votre conjoint sont cependant protégés. Il peut être alors judicieux de modifier votre régime matrimonial et d’adopter la séparation de biens (consultez votre notaire ou votre avocat).
Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL) et Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU).
Il y a bien séparation. La responsabilité financière de l’associé unique est limitée au montant de son apport dans l’EURL ou la SASU, permettant ainsi la protection de son patrimoine personnel sous réserve des garanties personnelles (2).
Société à Responsabilité Limitée (SARL), Société d’Exercice Libéral à Responsabilité Limité (SELARL) et Société par Actions Simplifiée (SAS).
il y a séparation entre patrimoine personnel et patrimoine de l’entreprise. La responsabilité financière des associés est en principe limitée au montant de leurs apports dans la SARL, la SELARL ou la SAS permettant ainsi la protection du patrimoine personnel sous réserve des garanties personnelles (chaque associé demeurant responsable de ses actes professionnels sur l’ensemble de son patrimoine).
Pour quelles raisons la protection du patrimoine personnel peut, dans certains cas, se révéler illusoire ?
La responsabilité limitée aux apports peut être illusoire dans la mesure où certains créanciers - notamment les banques - exigent souvent l’engagement personnel du dirigeant de l’EURL, de la SARL (ou SELARL), de la SAS ou de la SASU sur ses biens propres (cautions, hypothèques…)
De plus, en cas de faute de gestion, les tribunaux peuvent, en cas de procédure collective, déclarer les dirigeants responsables de tout ou partie de l’insuffisance d’actif et étendre les procédures de redressement et de liquidation judiciaires aux dirigeants.
Atention !
Dans le cas de l’EURL, de la SARL et de la SELARL, même si aucun capital minimum n’est exigé, le capital fixé dans les statuts doit être cohérent avec les besoins financiers de votre projet.
(1) La loi pour l’initiative économique du 1er août 2003 offre également à l’entrepreneur individuel la possibilité de protéger sa résidence principale en la déclarant insaisissable. Cette déclaration doit obligatoirement être reçue par notaire et elle doit être publiée au bureau des hypothèques. La protection n’est opposable qu’aux créanciers dont les droits sont nés après cette publication. La déclaration doit être également mentionnée dans les registres de publicité légale des artisans et commerçants ou publiée dans un journal d’annonces légales pour les professions libérales.
(2) La loi du 15 mai 2001 relative aux nouvelles régulations économiques, parfait cette protection en prévoyant que les dispositions du code civil concernant le principe de transmission universelle de l’EURL ou de la SASU à l’associé unique en cas de dissolution ne sont pas applicables à l’associé unique personne physique. Désormais, la dissolution d’une EURL ou de la SASU dont l’associé unique est une personne physique sera suivie de sa liquidation, l’associé unique étant alors tenu au paiement des dettes sociales dans la limite du montant de ses apports.
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