La TVA sur marge immobilière est l’un des régimes fiscaux les plus techniques en matière de transactions immobilières. Pourtant, son principe est relativement simple : dans certaines situations prévues par la loi, la TVA n’est pas calculée sur l’intégralité du prix de vente, mais uniquement sur la marge réalisée lors de la revente du bien.
Pour les dirigeants, les marchands de biens, les lotisseurs, les professionnels de l’immobilier et leurs conseils, le choix du régime applicable peut avoir un impact financier considérable. Une erreur de qualification peut modifier la rentabilité d’une opération et entraîner un redressement fiscal.
Mise à jour : lors de la publication de l’ordonnance du 17 décembre 2025, l’entrée en vigueur de la recodification de la TVA dans le Code des impositions sur les biens et services (CIBS) était fixée au 1er septembre 2026. Une ordonnance présentée en Conseil des ministres le 27 juillet 2026 a finalement reporté cette échéance au 1er janvier 2027. Le présent article tient compte de ce nouveau calendrier.
Le report de cette échéance ne remet pas en cause l’existence du régime de la TVA sur marge. Il décale la date d’entrée en vigueur de la recodification. Le transfert des dispositions du Code général des impôts (CGI) vers le CIBS est présenté comme une recodification à droit constant. Il n’exclut toutefois pas d’éventuelles évolutions législatives ou réglementaires qui pourraient intervenir ultérieurement.
À retenir : jusqu’au 31 décembre 2026, le régime repose principalement sur l’article 268 du Code général des impôts (CGI). À compter du 1er janvier 2027, les dispositions correspondantes seront recodifiées dans le Code des impositions sur les biens et services (CIBS), notamment aux articles L. 221-18 à L. 221-20, sous réserve des évolutions législatives ou réglementaires qui pourraient intervenir.
Qu’est-ce que la TVA sur marge immobilière ?
La TVA sur marge immobilière est un régime particulier qui permet, sous certaines conditions, de calculer la TVA uniquement sur la marge réalisée lors de la revente d’un bien immobilier, et non sur la totalité du prix de vente.
Ce mécanisme constitue une exception au principe de taxation sur le prix total. Il vise principalement les situations dans lesquelles le bien a été acquis sans que son acquisition ouvre droit à déduction de la TVA.
Ce régime concerne notamment certaines ventes de terrains à bâtir ainsi que certaines ventes d’immeubles achevés depuis plus de cinq ans lorsque le vendeur exerce une option pour la TVA et que les conditions prévues par la loi sont réunies.
Son application ne dépend jamais d’un simple choix du vendeur. Elle résulte exclusivement des conditions prévues par les textes et précisées par la doctrine administrative ainsi que par la jurisprudence.
CGI, CIBS et BOFiP : comprendre les références juridiques
Pour comprendre la TVA sur marge immobilière, il est utile de distinguer trois références qui reviennent régulièrement dans les textes fiscaux : le CGI, le CIBS et le BOFiP.
| Référence | Définition | Rôle |
|---|---|---|
| CGI | Code général des impôts | Il contient aujourd’hui les règles applicables, notamment l’article 268. |
| CIBS | Code des impositions sur les biens et services | Il regroupera les dispositions relatives à la TVA à compter du 1er janvier 2027. |
| BOFiP | Bulletin officiel des finances publiques | Il précise l’interprétation et les modalités d’application retenues par l’administration fiscale. |
Concrètement, le CGI est le code dans lequel se trouve aujourd’hui le régime de la TVA sur marge. Le CIBS deviendra le nouveau code de référence après l’entrée en vigueur de la recodification. Quant au BOFiP, il apporte des précisions pratiques indispensables pour appliquer correctement les textes.
La recodification ne supprime donc pas le régime de la TVA sur marge. Elle transfère les dispositions existantes dans un nouveau code, sans modifier leur principe de fond.
Que prévoit aujourd’hui l’article 268 du Code général des impôts ?
Jusqu’au 31 décembre 2026, l’article 268 du CGI constitue la principale base légale du régime de la TVA sur marge immobilière.
Il prévoit que, lorsque l’acquisition d’un bien immobilier n’a pas ouvert droit à déduction de la TVA, la base imposable peut être constituée par la marge réalisée lors de la revente, dans les cas prévus par la loi.
La base taxable correspond alors à la différence entre le prix de vente retenu pour l’opération et le prix d’acquisition fiscalement pris en compte, selon les règles applicables.
- les terrains à bâtir peuvent relever de ce régime lorsque les conditions sont réunies ;
- certains immeubles achevés depuis plus de cinq ans peuvent également en bénéficier lorsqu’ils sont soumis à TVA sur option ;
- l’absence de droit à déduction lors de l’acquisition constitue une condition essentielle, mais elle ne suffit pas à elle seule.
Avant d’appliquer la TVA sur marge, il est donc indispensable de vérifier l’ensemble des conditions prévues par les textes, la doctrine administrative et la jurisprudence.
Quelles opérations peuvent bénéficier de la TVA sur marge ?
Le régime de la TVA sur marge ne s’applique pas à toutes les ventes immobilières. Il concerne uniquement certaines opérations répondant aux conditions prévues par le Code général des impôts et précisées par la doctrine administrative.
Avant toute analyse, il convient d’identifier la nature du bien vendu, son régime fiscal et les conditions dans lesquelles il a été acquis.
Les terrains à bâtir
La vente d’un terrain à bâtir réalisée par un assujetti agissant dans le cadre de son activité est, en principe, soumise à la TVA.
Lorsque le terrain a été acquis sans ouvrir droit à déduction de la TVA et que les autres conditions sont réunies, la taxation peut être limitée à la seule marge réalisée lors de la revente.
Les immeubles achevés depuis plus de cinq ans
La vente d’un immeuble achevé depuis plus de cinq ans est, en principe, exonérée de TVA. Toutefois, le vendeur peut exercer une option pour la taxation lorsque les conditions légales sont réunies.
Si l’acquisition n’a pas ouvert droit à déduction, la base imposable peut alors être limitée à la marge.
À l’inverse, lorsque l’acquisition a ouvert droit à déduction, la vente relève en principe d’une taxation sur le prix total.
Les immeubles achevés depuis cinq ans au plus
Les immeubles achevés depuis cinq ans au plus répondent à un régime différent. Lorsqu’ils sont soumis à la TVA, celle-ci est, en principe, calculée sur le prix total et non sur la marge.
À retenir : la nature du bien constitue toujours le premier point de contrôle avant d’examiner les autres conditions d’application de la TVA sur marge.
Première condition : l’acquisition ne doit pas avoir ouvert droit à déduction
La première condition essentielle concerne les modalités d’acquisition du bien.
Le régime de la TVA sur marge est réservé aux situations dans lesquelles l’acquisition n’a pas ouvert droit à déduction de la TVA pour le revendeur.
Cette situation peut notamment être rencontrée lorsque le bien a été acquis :
- auprès d’un particulier ;
- auprès d’une personne non assujettie ;
- auprès d’un assujetti n’agissant pas en cette qualité ;
- ou dans le cadre d’une opération n’ouvrant pas droit à déduction.
Attention toutefois : l’absence de TVA sur l’acte d’acquisition ne signifie pas automatiquement que la TVA sur marge est applicable.
La véritable question est de savoir si l’acquisition ouvrait, ou non, un droit à déduction.
Deux acquisitions qui paraissent identiques peuvent donc recevoir un traitement fiscal différent selon leurs conditions juridiques et fiscales.
Point de vigilance : un achat auprès d’un particulier constitue souvent un indice favorable, mais il ne suffit jamais, à lui seul, pour appliquer la TVA sur marge.
Deuxième condition : la qualification du bien doit rester cohérente
La seconde condition porte sur la qualification juridique et fiscale du bien entre son acquisition et sa revente.
Le bien revendu doit conserver une qualification cohérente avec celle du bien acquis. Cette analyse résulte de la doctrine administrative et de la jurisprudence.
Ainsi, un terrain à bâtir acquis comme tel peut, sous réserve des autres conditions, être revendu sous le régime de la TVA sur marge.
En revanche, lorsqu’un terrain bâti est acquis, puis transformé en terrain à bâtir après démolition de la construction, le régime de la marge est, en principe, écarté en raison du changement de qualification du bien.
Il ne faut toutefois pas confondre changement de qualification et simples modifications matérielles. Une division parcellaire ou certains travaux d’aménagement ne remettent pas automatiquement en cause le régime applicable.
En pratique : chaque opération doit être analysée dans son ensemble. Les actes d’acquisition, les travaux réalisés, les autorisations d’urbanisme et les caractéristiques du bien sont déterminants.
Division parcellaire : la TVA sur marge reste-t-elle possible ?
La division d’un terrain n’exclut pas automatiquement le bénéfice de la TVA sur marge.
Lorsqu’un terrain à bâtir est acquis puis divisé en plusieurs lots avant leur revente, le régime peut demeurer applicable si la qualification fiscale du bien reste identique.
À l’inverse, lorsqu’un terrain bâti est acquis puis transformé en terrain à bâtir après démolition, l’application du régime devient beaucoup plus incertaine.
Cette distinction explique pourquoi chaque opération immobilière doit être examinée individuellement, au regard des actes, des travaux réalisés et de la jurisprudence.
À retenir : une division parcellaire n’exclut pas, à elle seule, la TVA sur marge. Ce sont principalement les conditions d’acquisition et la qualification du bien entre l’achat et la revente qui déterminent le régime applicable.
Comment calculer correctement la TVA sur marge ?
Le calcul de la TVA sur marge suscite régulièrement des interrogations, car la taxe n’est pas calculée sur le prix total de vente mais uniquement sur la marge imposable.
En pratique, la différence entre le prix de vente et le prix d’acquisition correspond généralement à une marge TTC. Il est donc nécessaire d’extraire la TVA comprise dans cette marge afin d’obtenir la base hors taxe réellement imposable.
Cette méthode est appelée calcul de la TVA « en dedans ».
À retenir : la TVA sur marge est toujours calculée sur une marge hors taxe. Lorsque la marge est exprimée TTC, il faut d’abord en extraire la TVA avant de déterminer la base imposable.
Au taux normal de 20 %, la TVA comprise dans une marge TTC se calcule selon la formule suivante :
TVA = Marge TTC × 20 / 120
La marge hors taxe est ensuite obtenue en retirant la TVA comprise dans cette marge.
Exemple de calcul
Prenons un exemple volontairement simplifié.
- Prix d’acquisition : 150 000 €
- Prix de vente TTC : 200 000 €
- Marge TTC : 50 000 €
La TVA comprise dans cette marge est égale à :
50 000 × 20 / 120 = 8 333,33 €
La marge hors taxe est donc de :
50 000 − 8 333,33 = 41 666,67 €
| Élément | Montant |
|---|---|
| Prix de vente TTC | 200 000 € |
| Prix d’acquisition | 150 000 € |
| Marge TTC | 50 000 € |
| TVA comprise dans la marge | 8 333,33 € |
| Marge HT | 41 666,67 € |
Cet exemple illustre la méthode de calcul mais reste volontairement simplifié. En pratique, le prix d’acquisition retenu fiscalement peut intégrer plusieurs éléments selon les règles applicables.
Point de vigilance : appliquer directement 20 % sur une marge TTC conduirait à un montant erroné. Au taux de 20 %, la TVA représente 20/120 de la marge TTC, et non 20 % de cette marge.

TVA sur marge ou TVA sur le prix total : quelles différences ?
La différence entre ces deux régimes peut avoir un impact majeur sur la rentabilité d’une opération immobilière.
Lorsque le régime de la TVA sur marge est applicable, la taxe est calculée uniquement sur la marge imposable.
À défaut, la TVA est calculée sur l’ensemble de la base imposable de la vente.
| Régime | Base de calcul | TVA comprise |
|---|---|---|
| TVA sur marge | 50 000 € TTC | 8 333,33 € |
| TVA sur prix total | 200 000 € TTC | 33 333,33 € |
Dans cet exemple, l’écart atteint 25 000 €. Cette différence explique pourquoi la qualification fiscale d’une opération doit être analysée avant toute fixation du prix de vente.
En pratique : une opération qui paraît rentable avant impôts peut devenir beaucoup moins intéressante si elle relève finalement d’une taxation sur le prix total.
Les erreurs les plus fréquentes
- Confondre absence de TVA sur l’acte d’acquisition et absence de droit à déduction.
- Calculer directement 20 % sur une marge TTC.
- Appliquer automatiquement le régime après un achat auprès d’un particulier.
- Considérer qu’une division parcellaire exclut systématiquement la TVA sur marge.
- Ne pas tenir compte de la qualification juridique du bien entre son acquisition et sa revente.
- Déterminer le régime fiscal uniquement à partir du logiciel de comptabilité ou de facturation.
Dans la majorité des cas, ces erreurs proviennent d’une analyse incomplète de l’opération immobilière. Le calcul de la TVA n’intervient qu’après la qualification juridique et fiscale du dossier.
Le passage du CGI au CIBS : ce qui change à partir du 1er janvier 2027
La réforme de la TVA engagée par les pouvoirs publics prévoit le transfert des dispositions actuellement contenues dans le Code général des impôts (CGI) vers le Code des impositions sur les biens et services (CIBS).
Lors de la publication de l’ordonnance du 17 décembre 2025, cette recodification devait entrer en vigueur le 1er septembre 2026. Une ordonnance présentée en Conseil des ministres le 27 juillet 2026 a finalement reporté cette échéance au 1er janvier 2027.
Ce report ne remet pas en cause l’existence du régime de la TVA sur marge. Il décale uniquement la date d’entrée en vigueur de la recodification. Le transfert vers le CIBS est présenté comme une recodification à droit constant. Toutefois, comme pour toute matière fiscale, des évolutions législatives ou réglementaires pourront intervenir indépendamment de cette recodification.
| Période | Code applicable | Référence principale |
|---|---|---|
| Jusqu’au 31 décembre 2026 | Code général des impôts | Article 268 du CGI |
| À compter du 1er janvier 2027 | Code des impositions sur les biens et services | Articles L.221-18 à L.221-20 du CIBS |
À retenir : le CIBS remplace progressivement le CGI comme code de référence pour la TVA. Le transfert est présenté comme une recodification à droit constant, mais le législateur pourra toujours faire évoluer les règles de fond ultérieurement.
Pourquoi cette évolution est-elle importante pour les entreprises ?
Même lorsqu’une réforme est présentée comme réalisée à droit constant, elle implique une mise à jour des procédures internes, des modèles d’actes, des notes techniques et des outils de gestion.
Les professionnels devront progressivement remplacer les références au CGI par celles du CIBS, tout en conservant une documentation permettant de justifier les opérations réalisées avant le 1er janvier 2027.
Les dossiers les plus sensibles concernent généralement les terrains à bâtir, les divisions parcellaires, les opérations de marchands de biens et les ventes d’immeubles anciens soumises à TVA sur option.
Conseil pratique : il est recommandé de mettre à jour les modèles de compromis, d’actes et de procédures internes dès maintenant afin d’intégrer progressivement les nouvelles références du CIBS.
La doctrine administrative reste-t-elle applicable ?
Le transfert des dispositions vers le CIBS ne signifie pas que toute la doctrine administrative devient automatiquement obsolète.
Les commentaires publiés par l’administration continueront à servir de référence tant qu’ils n’auront pas été modifiés, rapportés ou remplacés par de nouvelles publications.
En pratique, les entreprises devront simplement s’assurer que les références utilisées correspondent au nouveau code applicable après le 1er janvier 2027.
Les vérifications indispensables avant une opération immobilière
Avant toute acquisition ou revente, plusieurs points doivent être examinés afin de sécuriser le traitement de la TVA.
- Identifier précisément la nature juridique et fiscale du bien.
- Vérifier si l’acquisition a ouvert droit à déduction.
- Analyser les transformations réalisées avant la revente.
- Déterminer le prix d’acquisition retenu pour le calcul de la marge.
- Contrôler la qualification fiscale du bien entre son acquisition et sa revente.
- Conserver les actes et justificatifs permettant de démontrer le régime retenu.
Cette analyse doit être réalisée avant la signature de la vente. Une erreur de qualification peut avoir un impact significatif sur la rentabilité de l’opération.
Bon réflexe : le régime de TVA doit être déterminé avant de fixer définitivement le prix de vente. Attendre la signature de l’acte est souvent trop tard.
Les documents à conserver
- Acte authentique d’acquisition.
- Projet d’acte ou acte définitif de revente.
- Documents cadastraux.
- Permis d’aménager, permis de construire ou de démolir, selon les cas.
- Plans de division parcellaire.
- Justificatifs des travaux réalisés.
- Calcul détaillé de la marge.
- Notes établies par le notaire, le comptable ou le conseil fiscal.
Une documentation complète facilite la justification du régime retenu en cas de contrôle fiscal.
En pratique : plus le dossier est documenté dès l’origine, plus il est simple de démontrer le bien-fondé du traitement fiscal retenu.
Les points clés avant d’appliquer la TVA sur marge
Avant de retenir le régime de la TVA sur marge, il est recommandé de vérifier systématiquement les éléments suivants :
- la nature exacte du bien au moment de son acquisition ;
- la qualité du vendeur initial et les conditions d’acquisition ;
- l’existence ou non d’un droit à déduction de la TVA ;
- la qualification juridique et fiscale du bien lors de la revente ;
- les éventuelles divisions, démolitions ou travaux réalisés ;
- la méthode de calcul retenue pour déterminer la marge imposable ;
- les justificatifs permettant de sécuriser le régime appliqué en cas de contrôle.
Conseil : lorsque plusieurs conditions soulèvent une incertitude, il est préférable de sécuriser l’opération avant la signature de l’acte. Une analyse préalable est généralement moins coûteuse qu’une régularisation ou un redressement fiscal.
Questions fréquentes sur la TVA sur marge immobilière
La TVA sur marge disparaît-elle avec le CIBS ?
Non. Le régime de la TVA sur marge n’est pas supprimé. Les dispositions actuellement prévues par le Code général des impôts sont transférées dans le Code des impositions sur les biens et services (CIBS). L’entrée en vigueur de cette recodification, initialement prévue au 1er septembre 2026, est reportée au 1er janvier 2027. Ce transfert est présenté comme une recodification à droit constant, mais des évolutions législatives ou réglementaires pourront intervenir par la suite
Un achat auprès d’un particulier permet-il automatiquement d’appliquer la TVA sur marge ?
Non. L’absence de droit à déduction constitue une condition essentielle, mais elle ne suffit pas. Il faut également vérifier la nature de l’opération, la qualification du bien et l’ensemble des conditions prévues par les textes applicables.
Une division parcellaire fait-elle perdre le bénéfice du régime ?
Pas nécessairement. Une division parcellaire n’exclut pas, à elle seule, la TVA sur marge. L’analyse doit porter sur les conditions d’acquisition, la qualification fiscale du bien et les transformations réalisées avant la revente.
Comment calculer la TVA comprise dans une marge TTC ?
Au taux de 20 %, la TVA comprise dans une marge TTC se calcule selon la formule : Marge TTC × 20 / 120. Ce calcul permet d’extraire la TVA avant de déterminer la marge hors taxe.
La TVA sur marge est-elle toujours plus avantageuse ?
Pas nécessairement. Tout dépend des conditions d’acquisition du bien, du droit à déduction, de la nature de l’opération et du régime fiscal applicable. Chaque dossier doit être étudié individuellement.
Qui doit valider le régime de TVA applicable ?
Le traitement fiscal doit être sécurisé avec les professionnels compétents. Selon les situations, l’analyse peut associer le dirigeant, le comptable, le notaire et, lorsque cela est nécessaire, un avocat fiscaliste.
L’essentiel à retenir
- La TVA sur marge constitue une exception au principe de taxation sur le prix total.
- Elle peut s’appliquer à certaines ventes de terrains à bâtir et à certains immeubles achevés depuis plus de cinq ans lorsque les conditions légales sont réunies.
- L’absence de droit à déduction lors de l’acquisition constitue une condition déterminante, sans être la seule.
- La qualification juridique et fiscale du bien doit être analysée entre son acquisition et sa revente.
- Une division parcellaire n’exclut pas automatiquement le régime.
- La TVA comprise dans une marge TTC doit être calculée « en dedans ».
- À compter du 1er janvier 2027, les dispositions seront recodifiées dans le CIBS, conformément au nouveau calendrier annoncé.
Conclusion
La TVA sur marge immobilière ne peut pas être réduite à une simple formule de calcul. Avant toute opération, il est indispensable d’identifier la nature du bien, les conditions de son acquisition, l’existence d’un éventuel droit à déduction ainsi que les transformations réalisées avant la revente.
Le report de la recodification au 1er janvier 2027 ne modifie pas les principes applicables. Il impose toutefois aux professionnels d’actualiser progressivement leurs références juridiques et leurs procédures internes afin d’intégrer le Code des impositions sur les biens et services.
Une analyse réalisée en amont, accompagnée d’une documentation complète, reste le meilleur moyen de sécuriser une opération immobilière et de limiter le risque de remise en cause du régime retenu lors d’un contrôle fiscal.
Dernière mise à jour : août 2026. Cet article tient compte du report de l’entrée en vigueur de la recodification de la TVA dans le Code des impositions sur les biens et services (CIBS) au 1er janvier 2027. La recodification est annoncée à droit constant. Toutefois, certaines évolutions du droit de la TVA font actuellement l’objet de travaux et de discussions. Les informations présentées correspondent à l’état des textes et des informations officielles disponibles à la date de cette mise à jour.
Les informations présentées ont une portée générale et ne remplacent pas l’analyse d’une opération au regard des actes, de la doctrine administrative et de la jurisprudence applicables.
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